Amazon : l’Aventure des Indépendants

Au début était l’EGO. Comme tous les auteurs débutants, j’aurais rêvé voir sur la couverture de mon dernier né, le logo d’une grande maison s’afficher. Je me serais bien vue dédicacer chez Albin Michel ou Lattès. Mais, les courriers se sont succédés et aucune n’a souhaité de mon manuscrit.


Mais au début de ma vie professionnelle était aussi l’indépendance. Quand on monte sa première entreprise en quittant la fac, à tout juste 22 ans, c’est qu’on porte la liberté chevillée au corps. Mais comme il est de bon ton en société pour paraître crédible dans son rôle d’auteur d’étaler le nom d’une maison où les rares célébrités cachent l’immense forêt des auteurs aussitôt édités, aussitôt pilonnés, parfois mieux vaut la souplesse d’être un auteur Indé. C’est amusant de se dire qu’on a le vent en poupe, c’est In, d’être startuper, de quitter les multinationales pour tenter l’aventure en indépendant pour révolutionner le monde et qu’en littérature les esprits soient encore si fermés. Attention : le mien le premier !


Pas édité par une grande maison : pas sérieux ?

C’était sûrement vrai avant. Mais comme dit la publicité, ça c’était avant.


En quelques années, le géant Amazon s’est assumé en leader incontestable, à défaut d’incontesté. Les pionniers de l’édition Indé, comme on dit, vendent aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de leurs ebooks sur la plateforme américaine et gagne beaucoup mieux leur vie que les auteurs des grandes maisons. La liberté en plus, les contraintes en moi.

C’est simple, un auteur à compte d’éditeur touche entre 0,8 et 1,5 euros par livre. Un auteur Indé, entre 1,5 et 3 euros par livre. Et comme les livres ne sont pas chers, ils en vendent plus. Non seulement la rémunération est plus importante à l’unité, mais la force du réseau Amazon en multiplie les quantités.

D’un point de vue financier, mieux vaut donc vendre sur ses livres (numériques) sur Amazon qu’ailleurs. Reste qu’il manque aux auteurs l’accompagnement sur le manuscrit, le travail sur la mise en valeur du texte, sur l’habillage graphique… Les maisons d’édition ne sont pas inutiles, - ne me faites pas dire ce que je ne dis pas ! - elles doivent juste arrêter de penser qu’elles sont les seuls garants de la qualité des livres. Parce que les seuls vrais censeurs devraient être les lecteurs. Le frein psychologique est long à bouger dans une industrie aussi féodale, mais il bouge, bien forcé par des opérations de calcul toutes simples.


Un auteur qui vend plus et gagne plus via Amazon est forcément un auteur qui devient incontournable. Que l’entre-soi aime, ou n’aime pas. Le constat est là.


Le phénomène n’est pas une mode, il s’installe durablement. La preuve, Amazon (Amazon Publishing) a même créé sa propre maison d’édition en complément, ils puisent dans leur vivier considérable, traduisent, accompagnent les auteurs à l’international,… Et leur offre une visibilité qu’aucune autre maison classique ne leur offrira. Il y a encore quelques freins à lever pour ramener le livre là où on ne l’attend plus, laisser la possibilité aux lecteurs d’acheter des livres à prix juste… Ces seuls projets révolutionnent l’industrie du livre : moins cher, plus d’exemplaires, à l’international… La maison d’édition que nous portons agira différemment mais portera les mêmes éléments dans son ADN !


Voilà pourquoi j’ai finalement choisi Amazon pour publier la version e-book de mon livre. Pour la version papier, il y aura bientôt YakaBooks ! Je vous en dis plus dans un prochain article…


Si vous voulez en savoir plus du 23 au 27 mars 2016, Dieu Existe il est dans mon lit sera gratuit sur la plateforme Amazon, en libre téléchargement : http://www.amazon.fr/dp/B01DA1S304



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© 2019 Lucie Brasseur